Les plateformes aéroportuaires de Corse répondent aux dernières normes européennes de sûreté du premier au dernier maillon de la chaîne de l’inspection approfondie et performante des bagages.
Ajaccio se dote d’un espace spécialement dévolu à son nouveau « Pôle sûreté ».

Dans un territoire insulaire où le transport aérien est fondamental dans tous les domaines, la mobilité, la santé, l’économie, la sûreté des quatre aéroports internationaux constitue une priorité absolue.
Elle exige une ressource humaine nantie d’un haut degré de compétence et de professionnalisme et une logistique adaptée et efficace qui obéit aux strictes normes européennes pour protéger idéalement les voyageurs, les bagages et les avions contre les actes malveillants et les dangers volontaires, au sol comme en vol. Bastia et Calvi ont modernisé leurs équipements de sûreté aéroportuaire.
Ajaccio est en chantier et Figari sur les bons rails.
Derrière ces investissements, des équipements de détection plus performants mais aussi des bâtiments réaménagés, des constructions neuves et une meilleure organisation du travail de l’ensemble des équipes.
Des équipements de détection de dernière génération.
Bastia-Poretta avait anticipé sur les dernières réglementations inhérentes à la sûreté dès 2022 en configurant ses locaux pour préparer comme il se doit le passage au standard 3 de l’EDS (Équipements de détection d’explosifs) qui permet, grâce à une réelle prouesse technologique, d’approfondir l’analyseautomatique des bagages de soute.
À l’époque, la CCI de Corse avait engagé avec le soutien de l’État un budget de 6,4 M€, une enveloppe qui couvrait l’ensemble du circuit nécessaire au contrôle des bagages avant leur chargement dans les avions : machines de détection, système de tri et d’acheminement ainsi que l’adaptation topologique du bâtiment.
À Calvi-Sainte-Catherine, ce nouveau système de contrôle des bagages de soute est entré en service le 21 février 2024.
La plateforme de Balagne a ainsi ouvert la voie en Corse au déploiement des EDS de standard 3.
Là encore, leur intégration a nécessité d’importants travaux pour leur insertion dans des conditions optimales : réaménagement du bâtiment de convoyage, création d’un local technique, renforcement des charpentes et modification du parcours des tapis à bagages.
S’agissant de l’aéroport d’Ajaccio – voir détails pages suivantes – les deux appareils EDS 3 ont été mis en service début 2024 dans une configuration provisoire.
Mais en ce moment même, un nouveau bâtiment est en phase de construction sur le site afin d’héberger au sein d’un pôle dédié, toutes les fonctions liées à la sûreté (inspection des bagages de soute, des passagers et de leurs bagages de cabine, mais également des personnels et des véhicules).
Un financement de 16,3 M€ accompagne cette création d’envergure qui a bénéficié du concours sans précédent de l’État via la Direction de la Sécurité de l’Aviation civile (DSAC) ainsi que du soutien de la Collectivité de Corse.
Enfin, l’aéroport de Figari dispose actuellement d’un EDS 3 opérationnel et s’apprête à faire l’acquisition d’un deuxième appareil et à concevoir le nouveau cheminement du tri bagage.
Les procédures d’achat public ont été lancées pour l’extension des locaux nécessaire à cette évolution pour laquelle la DGAC a validé les financements.
Ainsi, la Corse des aéroports est en voie d’être parée en termes de sûreté car tout est entrepris pour accroître sa capacité de détection et de réaction en cas de menace mais aussi pour améliorer sensiblement la fluidité du traitement des passagers, ce qui est hautement utile et recommandé en périodes de pics de fréquentation.
Création d’un « Pôle sûreté » à Ajaccio
Grâce à un soutien financier d’ampleur de l’État par la Direction de la sûreté de l’Aviation civile décentralisée, la Collectivité de Corse et l’EPCI de Corse ont mis sur la rampe de lancement la construction d’un bâtiment entièrement dévolu à la sûreté et à la sécurité des voyageurs sur le site aéroportuaire de Campo dell’Oro.
C’est à grande échelle et avec un soutien financier sans précédent, en particulier mobilisé par les autorités nationales de l’Aviation civile, que la sûreté prend actuellement toute sa dimension physique et opérationnelle à l’aéroport Napoléon-Bonaparte d’Ajaccio.
À l’instar de ses trois soeurs territoriales, la plateforme de Campo dell’Oro enregistre une croissance de fréquentation régulière au point, aujourd’hui, d’avoir franchi un nouveau pallier de traitement de passagers (1,5 M€ par an), en maintenant la vigilance exigée, grâce à des dispositifs transitoires approuvés au plus haut niveau. Le chantier entrepris voici quelques semaines dépasse largement le cadre d’une adaptation conjoncturelle imposée par l’Europe.
Il s’agit de se donner une large marge de manoeuvre afin de traiter le trafic aérien actuel dans des conditions optimisées conformes aux standards de sûreté, de sécurité et de qualité les plus élevés. Dans cette perspective à la fois ambitieuse et réaliste, il a été décidé, sous l’égide de l’État via la délégation décentralisée Direction de la Sécurité de l’Aviation Civile Sud-Est, et de l’EPCI de Corse, d’aménager un vaste espace dédié à la chaîne de sûreté comprenant le contrôle des passagers et des bagages avec le personnel dûment formé et les équipements et les technologies de dernière génération.
Pour le passager, plus de fluidité et moins de stress
C’est en effet un investissement de 16,3 M€ qui accompagne la création du prochain « Pôle sûreté » qui regroupera les équipements de contrôle des bagages de soute, un centre de supervision des opérations et des locaux dévolus aux agents.
Les deux appareils de détection d’explosifs de standard 3 – les EDS 3 – opérationnels depuis février 2024 dans une configuration contrainte mais transitoire seront donc intégrés dans une implantation définitive.

La fiche technique
Le groupement mandataire est constitué par « Les Charpentiers de la Corse » ; l’entreprise Roch Leandri a été retenue pour le gros-oeuvre, Villa-Battesti pour l’architecture et Inge-CO et Inge-stru pour les études techniques. À noter que ce chantier majeur est dans sa mise au point, son suivi et bientôt son exploitation le fruit précurseur et inédit d’un travail collectif mis en oeuvre par l’ensemble des équipes aéroportuaires de l’EPCI de Corse, tant celles des aéroports d’Ajaccio et de la Corse-du-Sud mais également celles engagées à partir de Bastia et de la Haute-Corse et enfin de la Direction Régionale de la Sûreté.
Le chiffre : 1 600, c’est le nombre maximal de bagages susceptible d’être traité chaque heure dans le futur « Pôle sûreté » de l’aéroport d’Ajaccio.

À savoir un bâtiment en bois… flambant neuf, jouxtant l’actuelle aérogare, d’une surface d’environ 3 500 mètres-carrés d’espace utile au sol : 2 500 pour le tri bagage et 1000 pour le poste d’inspection-filtrage.
Le projet prévoit également un point de contrôle réservé au personnel, des espaces de repos pour les équipes, une salle de formation et la modernisation des installations accueillant les passagers.
En point d’orgue de l’installation, un « APOC Sûreté », l’équivalent d’une tour de contrôle pour coordonner toutes les opérations liées à la sûreté. À l’horizon juin 2028 est prévue l’installation d’EDS pour les bagages dit cabine, c’est-à-dire les sacs et les valises de petite dimension que les voyageurs emportent avec eux à bord.
Grâce à une image scannérisée en trois dimensions de leur contenu, l’analyse des objets et a fortiori la détection d’engins dangereux est sûre.
Un autre avantage : au moment du contrôle qui précède l’accès aux salles d’embarquement, il n’est plus nécessaire d’extraire de ses bagages cabine les ordinateurs, les tablettes et les liquides strictement autorisés.
Pour le passager, c’est tout bénef : moins d’affaires à sortir, moins de bacs à manipuler et moins de temps passé à tout ranger une fois le contrôle terminé.
François Lebailly « Un niveau de sûreté à la hauteur des enjeux »
Vous avez consenti un effort sans précédent en faveur de la sûreté aéroportuaire en Corse.
Le délégué à la Sécurité de l’Aviation civile est-il rassuré ?
Les services de l’État ont effectivement effectué un suivi du domaine de la sûreté aéroportuaire en Corse, particulièrement entre 2023 et 2025.
Ainsi, après la réalisation des travaux de mise à niveau d’Ajaccio et de Figari, les quatre aé¬roports commerciaux de Corse devraient être dûment équipés en matière de sûreté.
Ces travaux sont contraints par une date impérative de mise en conformité fixée au 31 août 2027.
L’effort financier consenti par la DGAC pour accompagner ces aéroports est significatif : 16,3 M€ investis pour Ajaccio et 9,8 M€ pour Figari.
Il traduit l’importance attachée au maintien d’un niveau de sûreté conforme aux exigences réglementaires.
À Ajaccio, les travaux de création du nouveau pôle sûreté suivent un calendrier conforme aux prévisions ; à Figari, la notification du marché de construction du nouveau pôle sûreté est attendue.
Le projet d’équipement de la plateforme se situe donc sur un chemin critique.
Si ces chantiers aboutissent selon le calendrier établi, la Corse aéroportuaire disposera alors d’outils très efficaces pour assurer un niveau de sûreté à la hauteur des enjeux du trafic insulaire.
Aussi, les services de l’État demeurent mobilisés pour s’assurer que les chantiers en cours seront menés avec la célérité nécessaire et jusqu’à leur achèvement.